6 novembre 2026 Art de vivre, idées et curiosités
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SNCF Réseau approuve deux appels d’offres : ce qui se précise pour le futur TGV entre Toulouse et Bordeaux

La procédure de conception et de réalisation de la ligne franchit une étape, avec des candidatures attendues avant fin 2026. Trajet visé, ouverture au plus tôt en 2032, financement : voici ce que cette décision engage, et ce qu’elle ne change pas encore pour vos déplacements.

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Voies ferrées et caténaires traversant un paysage rural.

L'essentiel

  • SNCF Réseau a validé le lancement de deux procédures pour concevoir et réaliser la ligne.
  • Les appels à candidature sont prévus avant la fin de 2026.
  • L’objectif est de relier Toulouse à Bordeaux en 1 h 05, avec une ouverture au plus tôt en 2032.
  • Le coût estimé à l’achèvement atteint 14 milliards d’euros, avec un financement public partagé.

Une décision qui ouvre la procédure, pas la circulation des trains

Pour vos futurs déplacements entre Bordeaux et Toulouse, la nouveauté se situe du côté de la commande des travaux. SNCF Réseau a donné son accord au lancement de deux appels d’offres portant sur la conception et la réalisation de la ligne. La prochaine échéance est celle des appels à candidature, annoncés avant la fin de 2026. Cette approbation ne correspond donc ni à l’attribution des contrats ni à une ouverture aux voyageurs.

Les entreprises souhaitant participer devront ainsi passer par cette procédure. L’enjeu est de préparer la réalisation du projet, appelé LNSO, pour Ligne nouvelle du Sud-Ouest. Pour vous, il faut distinguer cette avancée de long terme des informations concernant les déplacements existants, comme les trajets TER entre Bordeaux et Angoulême ou les bus de la ligne G.

Une heure et cinq minutes visées, mais pas avant 2032

Le bénéfice attendu pour les voyageurs tient en une durée : 1 h 05 entre Toulouse et Bordeaux. C’est l’objectif affiché pour la future liaison. Pour un déplacement professionnel ou une visite familiale, c’est cette durée qui permet de mesurer l’ambition du projet. Elle reste toutefois une cible associée à la future ligne, et non une nouvelle offre déjà accessible à la réservation.

Le calendrier appelle la même prudence : la mise en service est envisagée au plus tôt en 2032. Cette formulation fixe un horizon minimal, pas une date d’ouverture garantie. Le lancement des candidatures constitue donc une étape vers cette échéance. Il ne faut pas confondre le calendrier de sélection des entreprises avec celui des premiers voyages.

Deux marchés de réalisation, sous un pilotage conservé par SNCF Réseau

Les deux procédures correspondent à deux parties du tracé. Côté bordelais, Corea Ouest doit partir de Saint-Médard-d’Eyrans pour atteindre Sainte-Colombe-en-Bruilhois, dans le Lot-et-Garonne. Côté toulousain, Corea Est doit rejoindre ce même point depuis Saint-Jory. Ce découpage explique pourquoi la décision porte sur deux appels d’offres pour une même liaison entre les deux métropoles.

SNCF Réseau demeure maître d’ouvrage : il conserve la direction du projet, définit les exigences et veille au respect des obligations environnementales et d’insertion dans les territoires. La Société du Grand Projet Sud-Ouest, ou SGPSO, prend en charge la coordination ainsi que le suivi des dépenses et des délais. Le recours aux marchés ne transfère donc pas l’ensemble du pilotage aux entreprises retenues.

Un financement partagé et une estimation appelée à évoluer

Le cadre financier repose sur une répartition entre trois contributeurs : l’Union européenne doit apporter 20 %, tandis que l’État et les collectivités territoriales prennent chacun 40 %. Deux montants permettent de lire le budget : 10,361 milliards d’euros exprimés aux prix de 2020, et une estimation de 14 milliards en euros courants à l’achèvement. Ils ne sont pas exprimés sur la même base.

Cette enveloppe concerne une première phase comprenant 327 kilomètres de voies nouvelles, ainsi que des interventions sur le réseau aux abords des deux villes. Elle ne se résume donc pas aux seuls rails entre Bordeaux et Toulouse. Les financeurs prévoient de réviser régulièrement les montants pour tenir compte de l’avancement des travaux, de la situation économique et de l’inflation : les 14 milliards constituent une estimation, pas un coût définitivement arrêté.

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