3 novembre 2026 Art de vivre, idées et curiosités
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Un automate TBM incendié à Bordeaux : les dégâts estimés à 150 000 euros, sans hausse de tarifs prévue pour les usagers

Après trois samedis de mobilisation, Keolis évalue les dégâts matériels à environ 150 000 euros, auxquels s’ajoute un manque à gagner. Bordeaux Métropole écarte une hausse des titres de transport pour financer les réparations.

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Un distributeur de titres de transport près des rails du tramway à Bordeaux.

L'essentiel

  • Keolis chiffre à environ 150 000 euros les dommages matériels après trois week-ends de mobilisation.
  • La fréquentation du réseau a reculé de 70 % lors de chacun des trois samedis.
  • Le manque à gagner annoncé atteint 100 000 euros pour le 17 octobre et 25 000 euros pour le 24 octobre.
  • Bordeaux Métropole ne prévoit pas d’augmenter les tarifs pour compenser les dégradations.

Place de la Victoire, un automate incendié le 31 octobre

Un appareil destiné à acheter son ticket est au cœur du dernier bilan. Le 31 octobre, place de la Victoire à Bordeaux, un distributeur TBM a été incendié. Les incidents ont eu lieu en fin de journée, après la manifestation. Le lendemain, Christophe Duprat, vice-président de Bordeaux Métropole chargé des transports, s’est déplacé pour constater les dommages.

Le matériel brûlé est un automate de vente : il ne faut pas confondre cet incendie avec la destruction de l’ensemble de la station de tramway. Cette précision permet de comprendre ce que recouvre le dernier incident, sans minimiser la facture déjà accumulée sur le réseau.

Environ 150 000 euros de dégâts, distincts des recettes perdues

Keolis indique que les réparations liées aux deux premiers week-ends dépassaient déjà 120 000 euros. Après le troisième, l’exploitant porte son estimation globale à environ 150 000 euros de dommages matériels. Il s’agit d’un montant estimé, consacré aux dégâts, et non d’un bilan réunissant toutes les conséquences financières des mobilisations.

Une autre perte concerne les recettes que le réseau n’a pas encaissées. Christophe Duprat avance 100 000 euros pour le samedi 17 octobre, puis 25 000 euros pour le samedi 24 octobre. Ces montants correspondent au manque à gagner, pas aux travaux de remise en état des équipements.

La distinction compte : les 150 000 euros ne constituent donc pas une facture unique englobant réparations et recettes perdues. Pour comprendre le coût de ces trois week-ends, il faut garder séparés le matériel à réparer et l’activité commerciale en retrait. Les deux pèsent sur le réseau, mais ne mesurent pas la même chose.

Une baisse de fréquentation qui commence avant les rassemblements

TBM constate 70 % de voyageurs en moins pour chacun des trois samedis concernés. Le recul ne se limite pas aux heures des manifestations : il est également observé avant les mobilisations du matin. La baisse de fréquentation touche ainsi une période plus large que celle des seuls rassemblements.

C’est ce volet qui explique pourquoi le bilan ne se résume pas à l’automate incendié place de la Victoire. D’un côté, des équipements endommagés nécessitent des réparations. De l’autre, une fréquentation nettement plus faible accompagne le manque à gagner annoncé pour les deux premiers samedis.

Pas de hausse des titres pour payer les dégradations

Pour vous qui utilisez le tramway ou le bus, la position annoncée par Bordeaux Métropole est claire : aucune augmentation du prix des titres n’est prévue. Christophe Duprat distingue le financement d’éventuels services supplémentaires de la réparation des dégradations. Ces dernières ne sont pas présentées comme un motif de hausse.

Sur la prise en charge, l’élu souligne la dimension publique de la dépense et son lien indirect avec les impôts. Keolis, de son côté, chiffre les réparations. Le message adressé aux usagers reste donc précis : le coût matériel annoncé ne doit pas être interprété comme une augmentation à venir du ticket pour régler ces dommages.

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