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51 docteurs juniors en Gironde depuis le 2 novembre : un renfort inscrit dans une répartition régionale ciblée

La Gironde accueille 51 docteurs juniors en médecine générale depuis le 2 novembre 2026, le plus gros effectif de Nouvelle-Aquitaine. Ce déploiement privilégie, à l’échelle régionale, les territoires où l’accès aux soins est fragile.

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Salle de consultation dans une maison de santé, éclairée par la lumière naturelle.

L'essentiel

  • 51 docteurs juniors ont pris leurs fonctions en Gironde le 2 novembre 2026.
  • La Nouvelle-Aquitaine accueille 243 affectations, sur plus de 3 000 annoncées en France.
  • À l’échelle régionale, 90 % des affectations ciblent des territoires prioritaires ou fragiles.
  • Cette année sur le terrain ne contraint pas les jeunes médecins à s’installer ensuite sur place.

La Gironde en tête des effectifs régionaux

Depuis le 2 novembre 2026, 51 docteurs juniors en médecine générale ont rejoint la Gironde. Leur arrivée doit renforcer la prise en charge et l’offre de consultations dans les territoires. Pour vous, l’enjeu est bien celui de l’accès à la médecine du quotidien : ce déploiement apporte des médecins supplémentaires sur le terrain, avec une attention particulière aux secteurs fragiles.

Aucun autre département de Nouvelle-Aquitaine n’en accueille autant. Le Lot-et-Garonne compte 32 affectations, contre 22 dans les Landes et 21 en Charente. Le contingent girondin s’insère dans un ensemble de 243 docteurs juniors affectés dans la région. Ces chiffres départementaux permettent de situer l’ampleur de l’accueil, sans confondre le renfort girondin avec la totalité du dispositif régional.

Les territoires fragiles concentrent les affectations

La répartition régionale suit une priorité d’accès aux soins. En Nouvelle-Aquitaine, 90 % des affectations concernent des zones jugées prioritaires ou fragiles ainsi que des quartiers prioritaires. Le reste, soit 10 %, se situe hors de ce zonage. Cette proportion porte sur l’ensemble régional : elle ne constitue pas une ventilation propre aux 51 postes girondins.

Le choix des lieux d’exercice est également ciblé : 67 % des stages régionaux se dérouleront dans des centres de santé ou des maisons de santé pluriprofessionnelles. Les structures situées dans les secteurs les plus fragiles ont été les premières à se voir proposer le label « Lieux de soins France santé ». Une aide financière leur a été accordée pour adapter leurs locaux. Le déploiement associe ainsi l’arrivée des jeunes médecins et la préparation des lieux qui les reçoivent.

Des capacités d’accueil encore inégales selon les départements

Avant les affectations, 249 terrains de stage avaient été ouverts en Nouvelle-Aquitaine. L’appariement a ensuite abouti à l’accueil de 243 docteurs juniors. Pour accompagner cette organisation, 508 médecins se sont portés volontaires. Le nombre de terrains ouverts et celui des médecins finalement affectés correspondent donc à deux étapes distinctes du déploiement.

Même en tête des effectifs, la Gironde fait partie des départements confrontés à un manque de terrains agréés, avec la Charente-Maritime et les Pyrénées-Atlantiques. À l’inverse, les possibilités d’accueil ont été renforcées dans les Landes, les Deux-Sèvres, la Charente et le Lot-et-Garonne. Les facultés de Bordeaux, de Limoges et de Poitiers ont préparé cette arrivée avec les acteurs de santé, l’Assurance Maladie et les collectivités.

Un déploiement national, sans installation imposée

L’arrivée girondine participe d’une réforme nationale : selon le ministère de la Santé, le pays accueillera un effectif de docteurs juniors en médecine générale supérieur à 3 000. Cette mesure s’inscrit dans le Pacte de lutte contre les déserts médicaux, dont le Premier ministre a fait l’annonce le 25 avril 2025. Le renfort local constitue donc une déclinaison d’un dispositif beaucoup plus large.

L’accueil ne se joue pas seulement dans les cabinets. Un accompagnement peut porter sur le logement, la garde des enfants ou l’emploi du conjoint, notamment avec l’appui des collectivités. L’objectif est aussi de permettre aux jeunes médecins de découvrir un territoire avant de choisir éventuellement d’y exercer durablement. Mais cette année ne crée pas d’obligation générale d’installation sur place : l’arrivée de novembre et une future installation restent deux étapes différentes.

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