Deux drones mobilisés au-dessus des parcs à huîtres, la gendarmerie renforce sa surveillance dans le bassin d’Arcachon
La gendarmerie peut s’appuyer sur deux drones avec caméras pour surveiller les parcs ostréicoles jusqu’au 31 décembre 2026. Périmètre, horaires et fréquence des vols : ce dispositif vise les vols d’huîtres, sans placer tout le Bassin sous surveillance continue.
L'essentiel
- Deux drones avec caméras sont autorisés du 30 octobre au 31 décembre 2026.
- Lège-Cap-Ferret, Gujan-Mastras, La Teste-de-Buch et l’Île aux Oiseaux se trouvent dans le périmètre concerné.
- La brigade nautique peut réaliser jusqu’à six vols quotidiens, entre 9 heures et minuit.
- Les appareils servent à prévenir les vols et à repérer des comportements suspects.
Un renfort aérien autorisé pour la fin de l’année
À l’approche des fêtes, la surveillance des huîtres du bassin d’Arcachon prend aussi de la hauteur. La préfète de la Gironde, Sophie Brocas, a donné son accord pour l’utilisation de deux drones dotés de caméras. Cette autorisation a débuté le 30 octobre et reste valable jusqu’au 31 décembre 2026. Elle offre aux gendarmes un appui aérien pour leurs missions autour des parcs ostréicoles.
L’objectif est d’abord de prévenir les vols d’huîtres. Mais le cadre retenu ne se limite pas à la protection des coquillages : il couvre également les atteintes aux personnes et aux biens. Les appareils viennent ainsi soutenir les forces de sécurité intérieure. Leur rôle attendu est celui d’un outil de surveillance supplémentaire, au service des équipes chargées de sécuriser le secteur.
Des parcs difficiles à observer depuis le rivage
Pourquoi recourir à des caméras volantes ? La configuration des lieux explique ce choix. Les parcs à huîtres se trouvent à distance du rivage et sont difficiles à observer depuis la terre. Le regard porté depuis la côte ne suffit donc pas à surveiller facilement ces espaces. Les drones doivent aider les gendarmes à détecter plus rapidement des comportements suspects.
Le périmètre comprend le secteur de l’Île aux Oiseaux ainsi que les communes de Lège-Cap-Ferret, de Gujan-Mastras et de La Teste-de-Buch. Pour vous repérer, il faut donc retenir ces secteurs plutôt que l’ensemble du bassin d’Arcachon. L’autorisation porte sur une zone définie : elle ne correspond pas à une surveillance aérienne permanente de toutes les rives et de tous les parcs.
Six vols au maximum, pas une présence permanente
Pour la brigade nautique de la gendarmerie d’Arcachon, la limite autorisée est fixée à six vols quotidiens au maximum. La plage horaire autorisée commence à 9 heures et s’achève à minuit. Ces deux limites encadrent l’utilisation des appareils : le nombre de sorties est plafonné et les vols doivent se dérouler à l’intérieur de cette fenêtre.
Cela ne veut pas dire que six sorties auront systématiquement lieu chaque jour, ni que les drones resteront en l’air de 9 heures à minuit. Le dispositif repose sur des interventions ponctuelles, décidées en fonction des besoins opérationnels. La distinction est utile : une autorisation de voler sur une large plage horaire n’équivaut pas à une observation ininterrompue.
Des précédents qui éclairent l’objectif de prévention
Les vols ont déjà touché les professionnels du Bassin lors des saisons précédentes. Une cabane ostréicole de Lège-Cap-Ferret a subi le vol d’environ 300 kilos d’huîtres en décembre 2024. Dans une autre affaire, le vol d’une tonne d’huîtres a eu lieu dans le secteur Courbey-Île aux Oiseaux. Les quantités en jeu dans de tels actes sont illustrées par ces épisodes.
Le renfort aérien répond à cet enjeu de protection des stocks ostréicoles. Sa fonction est préventive, avec une capacité d’observation destinée à faire repérer plus vite une situation suspecte. Jusqu’au 31 décembre 2026, les deux drones constituent donc un moyen supplémentaire pour surveiller ces espaces éloignés du rivage, dans les limites géographiques et horaires fixées par l’autorisation préfectorale.