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182 lots saisis ou confisqués aux enchères à Bordeaux, le 10 novembre reliera objets de luxe et financement public

Le 10 novembre, l’École nationale de la magistrature de Bordeaux accueillera une vente de 182 lots proposée par l’Agrasc. Montres, voitures et bijoux seront vendus avec un objectif affiché de soutien aux services publics et d’indemnisation des victimes constituées partie civile.

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Montres, bijoux et sacs disposés sur des tables pour une vente aux enchères.

L'essentiel

  • La vente du 10 novembre à Bordeaux réunira 182 lots issus de saisies ou de confiscations judiciaires.
  • L’Agrasc et la Direction nationale d’intervention domaniales portent l’événement à l’ENM.
  • Le catalogue mêle luxe, véhicules, métaux précieux et équipements électroniques.
  • Les recettes doivent revenir à l’État, avec une vocation de financement public et d’indemnisation des victimes.

Une vente accueillie dans un lieu de formation de la justice

Des montres de luxe, des sacs et des voitures haut de gamme réunis à l’École nationale de la magistrature : le cadre donne à cette vente bordelaise une dimension particulière. Le 10 novembre, l’Agrasc y organisera une adjudication de 182 lots saisis ou confisqués par la justice, avec la Direction nationale d’intervention domaniales. L’événement se tiendra au 10, rue des Frères-Bonie.

La conférence internationale consacrée à la formation judiciaire, dont c’est la 12e édition, s’accompagne de cette opération. Organisée par l’Organisation internationale pour la formation judiciaire, celle-ci se déroulera à l’ENM du 9 au 12 novembre. La vente porte le nom « No limit pour une justice anticriminalité transnationale ». Au cœur de ce rendez-vous dédié à la formation dans ce domaine, la vente met ainsi en avant des biens issus de procédures judiciaires.

Du sac de luxe aux consoles, un catalogue très varié

Le luxe occupe une place visible parmi les objets annoncés. Rolex et Omega figurent parmi les marques citées, aux côtés de Chanel, Louis Vuitton, Gucci ou encore Cartier. Une dizaine de lots concernent des bijoux. Pour certains sacs, les mises à prix s’échelonnent de 250 à 500 euros. Ces montants sont des points de départ pour les enchères, et non des prix de vente définitifs.

Le catalogue ne se limite pourtant pas aux vitrines de joaillerie et de maroquinerie. Vous y trouverez aussi des appareils photo, des mini-caméras DJI, quatre montres connectées, des consoles Switch et des PlayStation 5. Quatre enceintes Devialet Phantom sont également proposées. Vêtements et bouteilles de champagne complètent cet ensemble, qui fait se côtoyer accessoires de prestige et objets de loisirs.

Des véhicules et des métaux précieux parmi les lots

Les voitures constituent un autre volet de la vente. Les montants annoncés sont de 32 000 euros pour une Audi RS3 et de 10 000 euros pour une Maserati Levante, tandis que les enchères pour une Porsche Panamera débuteront à 40 000 euros. Un camping-car figure également au catalogue. Ces véhicules donnent une autre échelle aux montants présentés, sans résumer à eux seuls la diversité des 182 lots.

L’or et l’argent seront eux aussi représentés, sous plusieurs formes : pièces d’or, petits lingots et lingots d’argent. Certains de ces lots démarrent à quelques centaines d’euros. Entre un sac, une console, un bijou ou du métal précieux, les biens proposés couvrent donc des usages et des niveaux de mise à prix très différents.

Des recettes destinées à l’État et à l’indemnisation

Au-delà des marques et des montants, l’objectif affiché concerne la destination de l’argent. Les sommes recueillies doivent être reversées à l’État. Selon l’Agrasc, ces fonds seront consacrés au soutien des services publics ainsi qu’à l’indemnisation des victimes constituées partie civile. La vente doit ainsi transformer ces biens saisis ou confisqués en ressources financières, avec une finalité qui dépasse leur acquisition par de nouveaux propriétaires.

Un précédent donne un point de comparaison : le 25 mai 2025, une vente similaire avait réuni 317 lots et rapporté 900 000 euros. Ce résultat ne préjuge pas de celui de Bordeaux. Pour l’opération du 10 novembre, les montants de départ ne deviendront des recettes qu’à l’issue des enchères : c’est alors que se dessinera la portée financière de cette vente.

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