Cinq bassins girondins sortent des restrictions d’eau, l’arrêté du 28 octobre maintient pourtant trois secteurs en crise
L’arrêté du 28 octobre 2026 lève les restrictions dans cinq bassins de Gironde, mais conserve le niveau de crise dans trois autres. Voici les secteurs libérés des mesures, ceux dont le classement s’allège et ceux qui restent sous contrainte.
L'essentiel
- Cinq bassins sortent des restrictions avec l’arrêté du 28 octobre.
- Deux bassins redescendent en alerte renforcée, deux autres passent en alerte.
- La Dronne aval et l’Isle aval sont désormais en vigilance.
- Trois bassins restent classés en crise, le degré de restriction maximal.
Cinq bassins quittent le dispositif de restrictions
La carte girondine des restrictions d’eau change avec l’arrêté préfectoral du 28 octobre 2026. Le texte, pris après consultation de la cellule opérationnelle de gestion de l’étiage, ne prévoit pas une levée générale. Il redistribue les classements bassin par bassin. Pour vous repérer, la distinction essentielle est donc celle-ci : certains territoires sortent des mesures, tandis que d’autres restent concernés, même lorsque leur niveau baisse.
La sortie des restrictions concerne la Pimpine, le Canal des étangs et le secteur des Côtiers Est du Bassin. Elle s’applique aussi aux ensembles Saye–Meudon–Lary et Bassanne–Beuve–Brion. Pour ces cinq bassins, le changement va plus loin qu’un passage à un échelon moins contraignant : les mesures sont levées. C’est ce qui les distingue des territoires qui demeurent en alerte ou en alerte renforcée après ce nouvel arrêté.
Six bassins voient leur classement s’alléger sans sortir tous des mesures
Deux bassins redescendent au niveau d’alerte renforcée : la Virvée–Moron et la Gravouse–Seignal. Leur situation réglementaire s’assouplit, mais ils ne rejoignent pas les cinq bassins libérés des restrictions. Le mot « renforcée » reste donc à prendre en compte lorsque vous identifiez le classement de votre secteur. Une baisse de niveau ne vaut pas disparition des contraintes.
La Livenne et la Laurina–Jalle du Ludon passent, elles, en alerte. Un autre échelon concerne l’Isle aval et la Dronne aval, placées en vigilance. Le nouveau texte dessine ainsi plusieurs degrés d’allègement, et non une seule catégorie de territoires où la situation s’améliore. Si vous suivez l’évolution d’un bassin, retenez son nouveau classement précis plutôt que la seule annonce d’un assouplissement à l’échelle du département.
Trois bassins restent au niveau de crise
À l’autre extrémité de cette carte, la Lidoire, le Fongaband–Langrane et la Barbanne–Lavié–Palais demeurent en crise. Il s’agit du niveau le plus sévère. L’arrêté du 28 octobre ne les fait donc pas basculer dans la catégorie des bassins bénéficiant d’un classement moins contraignant. L’allègement annoncé pour une partie de la Gironde ne doit pas être compris comme un changement identique partout.
Le recul est néanmoins net par rapport au précédent point de comparaison : l’arrêté du 2 septembre avait porté à sept le nombre de bassins en crise. Le communiqué du 28 octobre en maintient trois. Cette diminution permet de mesurer l’évolution du dispositif, sans effacer la différence entre les secteurs qui restent au maximum des restrictions et ceux qui en sortent entièrement.
Les classements inchangés comptent aussi dans la nouvelle carte
Plusieurs bassins conservent leur classement en alerte renforcée. C’est notamment le cas du Lisos, de la Laurence et de l’Andouille, ainsi que des Jalles de Blanquefort et de Castelnau. Ce niveau reste également applicable au Gaillardon–Euille, au Gamage–Escouach, au canal latéral à la Garonne et au chenal du Gua–Deyre–Talais. Ces territoires ne figurent donc pas parmi les sorties de restrictions annoncées.
La Garonne aval reste, pour sa part, en alerte. Pour situer votre secteur dans cette redistribution, gardez trois catégories distinctes : les levées complètes, les baisses de niveau et les classements maintenus. C’est le nom du bassin, associé à son statut après l’arrêté du 28 octobre, qui permet de comprendre ce qui a réellement changé, sans étendre à toute la Gironde un assouplissement localisé.