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Microsoft ouvre un plan à 60 000 salariés dans quatre pays : une nouvelle réduction d’effectifs sur fond de course à l’IA

Annoncé le 26 octobre, le plan de départs volontaires de Microsoft concerne certaines divisions dans quatre pays, soit environ 27 % des effectifs. Les salariés éligibles doivent se prononcer avant début décembre, alors que le groupe consacre des moyens considérables à l’IA.

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Postes de travail inoccupés dans un bureau moderne, avec des serveurs à l’arrière-plan.

L'essentiel

  • Environ 60 000 salariés peuvent bénéficier de l’offre, sans que cela préjuge du nombre de départs.
  • Le périmètre couvre certaines divisions aux États-Unis, en Inde, au Royaume-Uni et au Canada.
  • La décision des volontaires est attendue avant début décembre.
  • Microsoft prévoit 175 milliards de dollars pour ses infrastructures d’IA en 2026.

Une offre étendue à quatre pays, mais pas à toutes les équipes

Microsoft change d’échelle avec son nouveau dispositif de départs volontaires, annoncé le 26 octobre. Environ 60 000 personnes sont éligibles, soit près de 27 % des effectifs actuels. Ce chiffre mesure l’ampleur de l’offre, pas celle des suppressions de postes à venir : le nombre de salariés qui choisiront de partir dépendra des réponses au plan.

Le périmètre est international. Aux États-Unis s’ajoutent le Canada, le Royaume-Uni et l’Inde. La France ne figure donc pas parmi les pays concernés par cette offre. Même dans les quatre pays retenus, le dispositif ne s’applique qu’à certaines divisions. Travailler pour Microsoft dans l’un de ces pays ne suffit donc pas, à lui seul, à être éligible.

Pour prendre la mesure de cette opération, le groupe employait 223 000 personnes à la fin juin. L’offre touche ainsi potentiellement plus d’un salarié sur quatre. Microsoft la présente comme un outil pour faire évoluer ses équipes au rythme de ses besoins, dans une période marquée à la fois par des réductions d’effectifs et par de lourdes dépenses technologiques.

Une réponse attendue avant début décembre

Les salariés concernés disposent d’une échéance : ils doivent se décider avant début décembre, d’après le calendrier rapporté par GeekWire. L’offre ne comporte aucun seuil lié à l’âge ou à l’ancienneté. L’indemnité annoncée est d’un niveau comparable à celle versée dans le cadre d’un licenciement classique.

Un précédent dispositif avait été proposé en avril aux États-Unis. Plus de 30 % des personnes éligibles avaient alors accepté de partir. Ce taux ne permet pas de prédire l’issue de la nouvelle offre, dont le périmètre s’étend à plusieurs pays. Il montre toutefois que le volontariat avait déjà trouvé un écho au sein du groupe.

Cette succession de mesures a aussi un coût. Microsoft avait évalué à 900 millions de dollars celui du premier plan d’avril. Le nouveau dispositif s’inscrit dans une série plus large d’ajustements : environ 4 800 postes ont été supprimés en juillet, après plus de 15 000 suppressions en 2025.

L’IA mobilise des investissements massifs en parallèle

Pendant que Microsoft ajuste ses effectifs, ses infrastructures d’intelligence artificielle absorbent des sommes considérables. Le groupe prévoit d’y investir 175 milliards de dollars en 2026. Sur le seul trimestre allant d’avril à juin, il a investi 41 milliards de dollars, principalement dans les centres de données et les puces destinés à l’IA.

Le rapprochement de ces deux mouvements appelle une distinction : investir davantage dans l’IA ne prouve pas que chaque poste supprimé est remplacé par un outil automatisé. Microsoft affirme précisément que les emplois supprimés en juillet n’ont pas été remplacés par l’IA. Le lien se situe aussi dans les choix d’allocation des moyens du groupe, entre ses équipes et ses capacités de calcul.

Cette course dépasse Microsoft : avec trois autres géants technologiques, le groupe prévoit au total plus de 700 milliards de dollars d’investissements en 2026. Pour les salariés éligibles, l’échéance reste néanmoins très tangible : répondre à l’offre avant début décembre, au moment où l’entreprise redessine ses effectifs tout en renforçant massivement son infrastructure d’IA.

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