8 novembre 2026 Art de vivre, idées et curiosités
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Les pompiers de Gironde rappellent le danger du monoxyde de carbone : ces symptômes doivent vous faire sortir

Avec le froid et l’usage des appareils à combustion, le risque d’intoxication au monoxyde de carbone revient. Maux de tête, nausées ou vertiges doivent alerter, surtout à plusieurs : voici les appareils concernés et les réflexes à adopter sans attendre.

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Poêle à bois dans un salon avec une fenêtre ouverte.

L'essentiel

  • Les pompiers situent leur période d’interventions de fin octobre à fin janvier.
  • Le monoxyde de carbone ne se voit pas et ne se sent pas.
  • Des symptômes similaires chez plusieurs occupants renforcent la suspicion.
  • Aérez, sortez et appelez les secours sans attendre.

Le froid remet les appareils à combustion au premier plan

En Gironde, le rappel des pompiers accompagne le retour du froid. Le lieutenant David Bureau situe les interventions pour intoxication au monoxyde de carbone entre fin octobre et fin janvier. Ce calendrier concerne directement les foyers qui remettent leurs appareils de chauffage en service. Le danger ne vient pas du froid lui-même, mais d’une combustion incomplète, notamment lorsque l’air manque ou que les fumées s’évacuent mal.

Le bilan régional donne la mesure du risque : l’ARS Nouvelle-Aquitaine a enregistré 71 signalements et 2 décès du 1er septembre 2025 au 1er mars 2026. Les intoxications ont principalement touché le domicile et les activités de loisirs, sans épargner les lieux de travail ni les établissements accueillant du public. L’alerte dépasse donc le seul salon où fonctionne un poêle.

Chaudière, chauffe-eau ou moteur thermique : plusieurs équipements concernés

Gaz, bois, fioul, charbon ou pétrole peuvent produire ce gaz lorsque leur combustion est incomplète. Une chaudière, un chauffe-eau, un poêle ou une cheminée sont ainsi concernés. Pour identifier le risque, la question n’est pas celle du chauffage laissé allumé sous l’angle de la facture : il faut repérer la présence d’une combustion et les conditions dans lesquelles elle se déroule.

Un passage d’air insuffisant, un conduit bouché ou une évacuation défectueuse peuvent favoriser l’intoxication. La vigilance concerne aussi les cheminées ouvertes et leurs émissions. Hors du chauffage, les groupes électrogènes et les pompes à eau à moteur thermique présentent également un risque : ils doivent fonctionner dehors, à distance des ouvertures et des aérations. Ni une cave, ni un garage, ni une remise ne constituent un emplacement adapté.

Des symptômes banals en apparence, une urgence possible

Le monoxyde de carbone est sans odeur et invisible. Vous ne pouvez donc pas compter sur vos sens pour repérer sa présence. Les premiers troubles possibles sont une fatigue, des douleurs à la tête, des vertiges, des nausées ou des vomissements. Aucun de ces signes ne permet, à lui seul, d’identifier le gaz : c’est aussi le contexte qui doit vous alerter.

Plusieurs personnes se sentent mal dans une pièce où fonctionne un appareil à combustion ? La suspicion devient plus forte. N’attendez pas de percevoir une odeur ou de voir de la fumée pour réagir. Une intoxication sévère peut conduire au coma ou au décès en quelques minutes. Le temps ne doit donc pas être consacré à chercher soi-même l’origine de la panne.

En cas de doute, évacuer et prévenir les secours

La priorité est de quitter l’atmosphère potentiellement contaminée. L’arrêt d’un appareil ne doit jamais vous exposer davantage : ne le faites que si la manipulation est possible sans danger. Les consignes à suivre dès la suspicion sont les suivantes.

Une fois dehors, ne rentrez pas avant d’en avoir reçu l’autorisation des secours ou d’un professionnel. Avoir ouvert les fenêtres ou arrêté le chauffage ne suffit pas à autoriser le retour dans les locaux.

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