Le bois à 1 058 euros par an devance le gaz, mais l’étude de Munich distingue un autre chauffage
Le bois arrive en tête pour le budget annuel d’une maison de 100 m², tandis que l’étude de Munich privilégie la pompe à chaleur avec photovoltaïque. Après le baromètre du 3 novembre sur les difficultés de paiement, voici ce que ces deux comparaisons changent pour votre choix.
L'essentiel
- Pour 100 m², le budget annuel annoncé est de 1 058 euros au bois, contre 1 825 euros au gaz.
- La pompe à chaleur air-eau seule est chiffrée à 1 122 euros par an pour cette même surface.
- L’étude de Munich place en tête le duo pompe à chaleur air-eau et photovoltaïque, dans un classement plus large que la seule facture.
- Le baromètre publié le 3 novembre indique que 34 % des Français ont rencontré des difficultés de paiement.
Le baromètre du 3 novembre remet le budget chauffage au premier plan
Quel chauffage pèse le moins sur le compte en banque ? La question prend du relief avec le baromètre annuel du médiateur de l’énergie, publié le 3 novembre. Sur les douze mois précédents, 34 % des Français ont eu du mal à régler leurs factures de gaz ou d’électricité. À la tête du médiateur, Bernard Doroszczuk indique que le nombre de ménages concernés a presque doublé en six ans.
Pour choisir un équipement, pourtant, un prix au kilowattheure ne suffit pas. Le gaz est annoncé à 0,15720 euro par kWh, contre 0,2001 euro pour l’électricité au tarif réglementé, soit environ 21 % de moins. Mais cet avantage ne se retrouve pas automatiquement dans le coût annuel du chauffage : dans la comparaison portant sur 100 m², la pompe à chaleur air-eau revient moins cher que le gaz.
Sur le budget annuel de 100 m², le bois prend l’avantage
Avec 1 058 euros par an, le bois affiche le montant le plus bas des trois solutions chiffrées pour cette surface. Ce total comprend les bûches, l’entretien et le ramonage. La pompe à chaleur air-eau suit à 1 122 euros, tandis que le chauffage au gaz atteint 1 825 euros. Le bois et la pompe à chaleur sont donc assez proches dans cette comparaison ; le gaz se situe nettement au-dessus.
Attention toutefois au budget de départ. Le poêle à bûches nécessaire est annoncé entre 500 et 8 000 euros. En l’absence de conduit de cheminée, des travaux peuvent s’ajouter. Les 1 058 euros annuels ne représentent donc pas le coût complet d’un changement d’équipement. Avant de retenir cette option, distinguez aussi le poêle de la cheminée ouverte : le chiffre annoncé ne constitue pas une promesse valable pour tout appareil brûlant du bois.
À Munich, la pompe à chaleur avec photovoltaïque arrive première
Le résultat change dans l’étude publiée en 2024 par l’Université technique de Munich. Parmi les 13 systèmes examinés, c’est l’association d’une pompe à chaleur air-eau et de panneaux photovoltaïques qui occupe la première place. Par rapport à une chaudière à gaz, ce duo affiche un coût inférieur de 6 % et un impact environnemental réduit de 17 %.
Il ne s’agit pas du même exercice que le budget annuel des 100 m². Le classement munichois intègre notamment l’installation, l’énergie consommée, l’entretien et l’environnement, dans une maison familiale de deux étages. Il tient aussi compte d’évolutions possibles des prix et du mix électrique allemand. Son résultat ne peut donc pas être transformé en facture garantie pour votre maison.
Le bois y reste bien placé, mais sous une autre forme : la chaudière à gazéification termine deuxième. Son impact environnemental est annoncé 42 % plus faible que celui du gaz, alors que son coût est supérieur de 20 %. Voilà pourquoi une deuxième place au classement ne signifie pas une deuxième place sur le seul prix. Cette chaudière n’est pas non plus le poêle à bûches associé au budget de 1 058 euros.
Le critère à fixer avant de demander un devis
Si votre priorité est la dépense annuelle présentée pour 100 m², le bois ressort premier. Si vous comparez un investissement associant coûts et environnement, l’étude de Munich favorise le duo pompe à chaleur et photovoltaïque. Pour votre devis, séparez donc l’achat, les éventuels travaux et les dépenses récurrentes. Signalez aussi les défauts de votre habitation, comme une fenêtre laissant passer le froid, plutôt que de choisir sur le seul nom de l’énergie.