17 octobre 2026 Art de vivre, idées et curiosités
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Grand Frais : comment le « cassé-frais » fait passer les fraises de 6 à 3 euros

Chez Grand Frais, le « cassé-frais » réduit le prix de produits fragiles dont la vente devient urgente. Une barquette de fraises de 500 grammes passée de 6 à 3 euros permet de comprendre le fonctionnement de cette démarque.

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Barquettes de fraises dans le rayon fruits d’un magasin.

L'essentiel

  • Le « cassé-frais » concerne des produits fragiles dont la vente devient urgente.
  • À Sainte-Foy-lès-Lyon, une barquette de fraises de 500 grammes passe de 6 à 3 euros.
  • Cette baisse de 50 % dépend des marchandises restantes, pas d’une remise générale sur le rayon.
  • Les produits concernés et le volume des démarques peuvent varier d’un magasin à l’autre.

Une baisse de prix décidée face à un stock fragile

Le nom est imagé, mais le mécanisme est simple. Le « cassé-frais » consiste à réduire le prix d’un produit dont la vente devient urgente. Dans le magasin Grand Frais de Sainte-Foy-lès-Lyon, près de Lyon, Abdel applique cette démarque à des invendus fragiles. Le prix baisse pour leur donner une nouvelle chance de trouver preneur.

Le point de départ est donc la marchandise encore présente, et non une promotion appliquée indistinctement à tous les achats. Dans ce magasin, Abdel se retrouve notamment avec près de 200 barquettes de fraises en réserve, représentant plus de 1 000 euros de stock. Des champignons, pour environ 200 euros, sont eux aussi menacés de perte.

Ces quantités éclairent la décision : des produits fragiles restent à vendre, alors que leur conservation limite le temps disponible. La démarque répond à cette situation précise. Pour vos courses, la distinction compte : vous ne bénéficiez pas d’une réduction générale chez Grand Frais, mais d’un prix abaissé sur les produits concernés par cette opération.

De 6 à 3 euros, le calcul sur une barquette de 500 grammes

L’exemple des fraises rend le dispositif très lisible. La barquette de 500 grammes, initialement vendue 6 euros, est proposée à 3 euros. Vous payez donc 3 euros de moins pour cette même quantité. La réduction représente bien la moitié du prix de départ : c’est une démarque de 50 %, et non une baisse de 50 centimes.

Ramené au kilo, le tarif passe ainsi de 12 à 6 euros. Ce calcul donne un autre repère pour comprendre l’offre, sans changer ce que vous déboursez en caisse : si vous prenez une seule barquette, son prix reste de 3 euros. Le poids du conditionnement est donc aussi utile que le pourcentage pour lire la baisse.

Il faut également garder le bon point de comparaison. Les 3 euros correspondent à l’écart avec le prix initial de cette barquette chez Grand Frais. Ils ne permettent pas, à eux seuls, de conclure qu’elle est moins chère que toutes les autres fraises disponibles ailleurs. L’intérêt démontré ici est précis : une quantité identique, à moitié prix.

Une démarque ciblée, pas un tarif garanti partout

Les fraises ne sont pas les seules concernées. Le « cassé-frais » peut aussi porter sur des champignons, des myrtilles ou des cerises. Le dispositif peut s’étendre à la crèmerie et à la poissonnerie. Cela ne signifie toutefois pas que tous ces rayons proposent simultanément des produits à moitié prix : la sélection dépend des marchandises à écouler.

L’exemple de Sainte-Foy-lès-Lyon illustre donc un fonctionnement, pas une offre identique dans chaque point de vente. Les stocks, la fréquentation et la saison font varier le volume des démarques. Pour préparer votre budget, mieux vaut considérer le prix de 3 euros comme celui de l’exemple présenté, et non comme un tarif permanent des fraises chez l’enseigne.

Enfin, une remise de 50 % ne prouve pas que le magasin revend à perte : le prix d’achat n’est pas le prix initial affiché au client. La revente à perte est en principe interdite par le Code de commerce, avec des exceptions, sous conditions légales, pour certains produits périssables menacés d’altération rapide.

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