3 novembre 2026 Art de vivre, idées et curiosités
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Des congélateurs portés à 50 °C en Europe : les incidents s’étendent après l’attaque française du 12 octobre

Des dérèglements de réfrigération touchent des magasins dans huit pays européens, après une attaque similaire en France le 12 octobre. Enseignes concernées, rayons vidés et enquêtes : voici l’étendue des perturbations, sans confondre similitude et origine commune démontrée.

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Rayons réfrigérés vides et congélateurs dans un supermarché.

L'essentiel

  • Des incidents de réfrigération sont signalés dans huit pays européens, en plus de la France.
  • La Belgique compte plusieurs enseignes touchées, dont Delhaize, Carrefour et Intermarché.
  • Des équipements ont atteint 50 °C en Suède et en Estonie.
  • La ressemblance avec l’attaque française du 12 octobre ne démontre pas une origine commune.

En Belgique, plusieurs réseaux de magasins concernés

L’épisode français du 12 octobre n’est plus un cas isolé à l’échelle européenne. Des intrusions ou des dérèglements des équipements frigorifiques sont signalés de la Belgique à la Finlande, en passant par l’Irlande et l’Italie. Pour vos courses, les effets visibles peuvent être très directs : des rayons froids indisponibles, même lorsque le magasin reste ouvert.

La Belgique concentre plusieurs signalements. Des dizaines de Delhaize sont concernés, ainsi que des magasins au Luxembourg. À Boortmeerbeek, une affiche prévenait les clients que les espaces réfrigérés et les congélateurs resteraient sans produits en raison de cyberattaques. Carrefour Belgique dénombre pour sa part 15 magasins touchés dans un réseau de 700. L’enseigne décrit des perturbations limitées à certaines installations, surtout pour les surgelés, sans fermeture des points de vente.

Intermarché fait état d’une dizaine de magasins concernés parmi ses 153 implantations belges. Chez Colruyt, cinq magasins sont affectés. Ikea indique que seul son établissement de Mons a été touché en Belgique : la hausse de température des congélateurs y a été observée vers 3 heures du matin. Ces bilans montrent une atteinte répartie entre plusieurs enseignes, mais pas un arrêt généralisé de leurs réseaux.

En Suède et en Estonie, des températures atteignent 50 °C

En Suède, les perturbations concernent ICA et Coop. Dans un magasin ICA, l’ensemble des congélateurs est monté à 50 °C. L’incident, situé à 2 heures du matin, n’a été découvert qu’à 5 h 30. ICA n’a toutefois pas confirmé qu’une cyberattaque expliquait ses problèmes de réfrigération.

Coop confirme, lui, un incident cyber dans six de ses quelque 800 magasins suédois. Le groupe indique que le problème a été corrigé et que ses équipements frigorifiques fonctionnent de nouveau normalement. En Estonie, au moins un supermarché a également enregistré une montée à 50 °C dans ses unités de réfrigération. Il faut donc distinguer les températures extrêmes constatées localement du nombre total de magasins concernés.

L’Irlande, les Pays-Bas, l’Italie et la Finlande également touchés

En Irlande, SuperValu annonce des dérèglements dans 13 magasins sur 223. Son groupe, Musgrave, mentionne aussi un petit nombre de supérettes affectées aux Pays-Bas. En Italie, au moins quatre supermarchés Coop situés en Sicile ont été touchés. Ces signalements élargissent la carte des perturbations bien au-delà des seuls réseaux belges et suédois.

En Finlande, quelques petits magasins Kesko ont détecté des températures anormales. Un responsable de la sécurité du groupe envisage une interférence par le réseau, sans l’affirmer. Les situations ne sont donc pas toutes qualifiées de la même manière : un dérèglement constaté ne vaut pas, à lui seul, confirmation d’une cyberattaque.

Le 12 octobre marque un précédent, pas une attribution

Le lien avec la France tient d’abord à la similitude des incidents avec l’attaque du 12 octobre. Celle-ci avait déjà conduit Sabcobel à engager la sécurisation de ses installations. L’entreprise estime qu’environ 10 % d’entre elles n’avaient pas encore été révisées au moment des perturbations. L’alerte française avait donc déclenché une réponse avant ces nouveaux signalements européens.

L’enquête reste ouverte sur leur origine. En Belgique, les procureurs fédéraux ont lancé des investigations sans qualifier, à ce stade, l’incident de cyberattaque. Le centre national suédois de cybersécurité examine également les événements. Aucune revendication n’a été formulée, pas davantage que pour l’attaque française : la ressemblance entre les épisodes ne permet donc pas d’attribuer l’ensemble à un même auteur.

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