3,35 millions d’inscrits sans activité : comprendre la hausse à France Travail et le contraste avec les seniors
La hausse des inscriptions touche les personnes sans activité comme l’ensemble incluant l’activité réduite, mais épargne davantage les seniors. Les catégories et les tranches d’âge permettent de comprendre ce que recouvre cette progression.
L'essentiel
- La catégorie A atteint 3,35 millions de personnes au troisième trimestre 2026, en hausse de 0,9 %.
- Avec les catégories B et C, le total atteint 5,85 millions, soit une progression trimestrielle de 0,8 %.
- Les moins de 25 ans et les 25-49 ans enregistrent une augmentation des inscrits sans activité.
- Chez les 50 ans et plus, la catégorie A recule légèrement, sur le trimestre comme sur un an.
La catégorie A mesure l’absence d’activité, pas toutes les inscriptions
Pour comprendre cette hausse, il faut d’abord distinguer deux ensembles. La catégorie A rassemble les demandeurs d’emploi qui n’ont aucune activité. Au troisième trimestre 2026, leur nombre s’établit à 3,35 millions. Cela représente 30 400 personnes supplémentaires par rapport au deuxième trimestre, soit une augmentation de 0,9 %. Sur un an, la progression atteint 2,1 %.
Les catégories B et C concernent, elles, les personnes qui exercent une activité réduite. Avoir travaillé ne signifie donc pas nécessairement sortir de l’ensemble des inscrits tenus de rechercher un emploi. Si vous comparez deux chiffres de France Travail, vérifiez d’abord leur périmètre : l’un peut porter uniquement sur les personnes sans activité, l’autre inclure aussi celles qui travaillent partiellement.
Avec les catégories B et C, la progression concerne un ensemble plus large
En réunissant A, B et C, on compte 5,85 millions d’inscrits tenus de chercher un emploi. Cet ensemble augmente de 0,8 % entre les deuxième et troisième trimestres 2026. Sur douze mois, la hausse est de 2,4 %. Le mouvement ne se limite donc pas à une augmentation de la seule catégorie sans activité.
Les deux horizons apportent un éclairage différent. Sur le trimestre, la catégorie A progresse légèrement plus vite que l’ensemble A-B-C : 0,9 %, contre 0,8 %. Sur un an, c’est l’inverse : le total incluant l’activité réduite augmente davantage, avec 2,4 %, contre 2,1 %. Ces comparaisons décrivent l’évolution des effectifs, pas le parcours individuel des personnes entre les catégories.
Une partie de la hausse tient aussi à l’inscription automatique engagée en janvier 2025 pour les allocataires du RSA et les jeunes en parcours d’insertion. Sans cet effet, la catégorie A reste orientée à la hausse : +0,3 % sur le trimestre et +0,9 % sur un an. La progression est donc atténuée, mais elle ne disparaît pas.
Les jeunes et les 25-49 ans participent à la hausse
Chez les moins de 25 ans, le nombre de personnes sans activité augmente de 2,4 % sur le trimestre, et de 2 % sur un an. En ajoutant l’activité réduite, la progression trimestrielle est moins forte, à 1,5 %. En revanche, elle atteint 3,4 % sur douze mois. Pour cette tranche d’âge aussi, regarder uniquement la catégorie A ne suffit pas à décrire toute l’évolution.
Les 25-49 ans connaissent également une hausse. Le nombre d’inscrits sans activité y progresse de 3,5 % sur le trimestre. Avec les catégories d’activité réduite, l’augmentation est de 0,9 %. L’écart entre ces deux évolutions montre pourquoi il faut garder la même catégorie lorsque vous comparez les âges.
Les seniors se distinguent par une quasi-stabilité
Chez les 50 ans et plus, la direction est différente : les effectifs de catégorie A diminuent de 0,1 % sur le trimestre et de 0,8 % sur un an. Ce recul reste limité, mais il contraste avec les augmentations observées chez les moins de 25 ans et les 25-49 ans.
En intégrant l’activité réduite, les inscriptions des seniors remontent très légèrement sur le trimestre, de 0,2 %, et restent stables sur un an. Le contraste porte donc surtout sur la stabilité de cette tranche d’âge, face à une progression plus marquée ailleurs. Une baisse de la catégorie A ne doit pas être confondue avec un recul de toutes les inscriptions.