Rentrez vos géraniums avant le gel : choisissez le bon abri et préparez leur retour en fleurs au printemps
Après la Toussaint, les pélargoniums de balcon doivent être abrités avant la première gelée, en pot ou à racines nues. Voici comment les préparer, limiter les arrosages pendant l’hiver et accompagner leur reprise au printemps.
L'essentiel
- Abritez vos pélargoniums avant le gel ; des nuits sous 2 °C doivent vous faire agir.
- En pot, choisissez un local clair, ventilé et hors gel, entre 5 et 15 °C.
- À racines nues, privilégiez un rangement sec, sombre et frais, avec une surveillance mensuelle.
- En mars, accompagnez la reprise sans exposer les plantes aux gelées tardives.
1. Repérez le froid et préparez les plantes à rentrer
Le passage du 1er novembre est un repère pour organiser l’hivernage, pas une date à attendre coûte que coûte. Après la Toussaint, les températures nocturnes descendent souvent sous 5 °C. Dès qu’elles passent sous 2 °C, mettez vos pélargoniums à l’abri, sans attendre une première gelée. Dans les régions très froides, cette protection peut être nécessaire dès octobre.
Vérifiez d’abord quelles plantes vous avez : ce mode d’emploi concerne les pélargoniums qui fleurissent les balcons et les jardinières. Les véritables géraniums vivaces rustiques peuvent, eux, passer l’hiver en pleine terre. Il n’est donc pas nécessaire de déplacer toutes les plantes portant le nom de géranium.
Avant le rangement, débarrassez les pieds de leurs parties sèches : tiges desséchées, feuillage jauni et fleurs fanées. Raccourcissez ensuite les tiges d’environ deux tiers, pour conserver une hauteur de 10 à 15 centimètres depuis la base. Suspendez aussi les apports d’engrais. Vous préparez une période de repos, pas une nouvelle poussée de croissance.
2. En pot, choisissez un abri clair et réduisez l’eau
Pour conserver vos plantes dans leur contenant, cherchez une pièce qui réunit lumière, aération et fraîcheur. La plage recommandée est de 5 à 15 °C, sans gel. Un cellier clair, une véranda peu chauffée ou un garage pourvu d’une fenêtre peuvent convenir. Le nom de la pièce compte moins que ses conditions : un garage sombre ne répond pas au besoin de lumière de cette méthode.
Surélevez les pots afin de les séparer d’un sol détrempé susceptible de geler et d’endommager les racines. Ce geste complète le choix de l’abri ; il ne remplace pas la protection contre le gel. Évitez donc de considérer qu’un pot simplement décollé du sol peut rester exposé au froid.
Pendant ce séjour au frais, espacez nettement les arrosages : environ un par mois suffit dans le protocole d’hivernage en pot. Ne gardez pas les habitudes prises lorsque la jardinière était fleurie sur le balcon. L’engrais reste lui aussi à l’arrêt pendant cette période.
3. Sans pot, rangez les racines nues au sec
L’autre possibilité consiste à stocker les pélargoniums sans leur terre. Sortez ceux en pot de leur contenant ; pour un pied installé en massif, déterrez d’abord une motte. Retirez ensuite la terre en la secouant doucement, en prenant soin de ne pas casser les racines.
Pour la conservation en sac en papier des pélargoniums de jardinière, prévoyez un grand sac pour une ou deux plantes. Laissez son ouverture libre pour permettre à l’air de circuler. Rangez-le dans l’obscurité, au sec, autour de 7 à 10 °C, par exemple dans un sous-sol ou un garage non chauffé. Cette température concerne le stockage en sac, pas l’hivernage en pot.
Une conservation à racines nues enveloppées de papier journal est également possible dans une cave fraîche, entre 5 et 8 °C. Dans tous les cas, ne rangez pas les pieds pour les oublier jusqu’au printemps : examinez chaque mois les tiges et leur état sanitaire.
4. En mars, relancez les pieds sans précipiter les sorties
Vers la mi-mars, sortez les plantes stockées à racines nues. Supprimez les parties devenues brunes, rempotez, puis arrosez. Installez ensuite les pots près d’une fenêtre bien ensoleillée ou sous un éclairage artificiel : le rangement sombre de l’hiver laisse place à la lumière nécessaire à la reprise.
Pour les pélargoniums restés en pot, retirez le bois mort et reprenez de très petits arrosages en mars. Profitez des journées douces pour les remettre dehors progressivement. Rentrez-les chaque soir tant qu’une gelée tardive reste possible : une journée agréable ne suffit pas à garantir une nuit sans risque.