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GiFi et ses 6 000 salariés face au redressement judiciaire : une demande annoncée pour maintenir l’activité

Patrick Puy a annoncé aux salariés de GiFi la décision de demander un redressement judiciaire pour poursuivre l’activité. Après deux conciliations, cette démarche ouvre une nouvelle étape, sans effet immédiat annoncé sur l’emploi ni fermeture générale des magasins.

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Rayons d’articles pour la maison dans un magasin discount.

L'essentiel

  • Patrick Puy a annoncé la volonté de solliciter un redressement judiciaire pour GiFi.
  • Une réunion extraordinaire avec les représentants des salariés était prévue le 20 octobre 2026.
  • Environ 6 000 salariés et plus de 500 points de vente sont concernés.
  • L’activité doit continuer, sans nouveau plan de sauvegarde de l’emploi engagé à ce stade.

Une demande annoncée, pas un jugement d’ouverture confirmé

GiFi s’apprête à franchir une nouvelle étape judiciaire. Patrick Puy a informé les salariés de la décision de demander un redressement judiciaire, avec un objectif affiché : protéger l’entreprise tout en maintenant son activité. Le tribunal de commerce de Toulouse est désigné pour cette démarche. Il faut distinguer cette décision de solliciter le tribunal d’un jugement ouvrant effectivement la procédure.

Le calendrier annoncé prévoyait une officialisation le 20 octobre 2026, ainsi qu’un comité d’entreprise extraordinaire réunissant direction et syndicats. Cette échéance est désormais passée ; elle correspond au calendrier d’information annoncé, et non à une date confirmée d’ouverture judiciaire. Pour les équipes, l’enjeu immédiat est donc l’annonce d’un recours au tribunal, après plusieurs tentatives pour surmonter les difficultés.

L’échec informatique de 2023, puis une concurrence plus forte

Les difficultés ont commencé avec un changement de système informatique raté en 2023. À ce problème s’est ajoutée la pression commerciale d’Action, de Maxibazar et de Temu. L’enseigne traverse ainsi deux années de fortes tensions financières. Dans son message aux salariés, Patrick Puy évoque également une dégradation du marché pendant l’été, qui n’a pas épargné GiFi.

Deux conciliations judiciaires ont déjà eu lieu, en 2024 puis en 2025. La demande annoncée intervient donc après ces démarches successives, et non comme une première tentative de traitement des difficultés. Fondée par Philippe Ginestet en 1981, l’enseigne dont le siège se trouve à Villeneuve-sur-Lot doit désormais chercher à préserver une activité répartie dans un peu plus de 500 magasins ou points de vente.

Pas d’effet immédiat annoncé sur les contrats de travail

Pour les quelque 6 000 salariés en France, Patrick Puy indique que la procédure n’aurait pas de conséquence immédiate sur l’emploi. Les contrats de travail doivent rester inchangés et aucun nouveau plan de sauvegarde de l’emploi n’est engagé à ce stade. En 2025, GiFi avait envisagé une réduction de 5 % de ses effectifs, avant de suspendre ce projet.

Ces annonces portent sur la situation immédiate. Elles ne constituent pas une garantie sur l’évolution future de tous les postes ou de chaque implantation. Si vous travaillez dans l’enseigne, la distinction compte : la demande de redressement n’est pas accompagnée d’un nouveau plan de suppressions d’emplois annoncé, mais une réorganisation du réseau reste possible.

Des magasins ouverts, avec des cessions déjà en discussion

Les magasins doivent poursuivre leur activité pendant la procédure. Pour vos achats en boutique, l’annonce ne signifie donc pas une fermeture générale du réseau. Certaines implantations pourraient toutefois fermer si leur rentabilité est jugée insuffisante. Cette possibilité doit être distinguée d’une décision de fermeture : elle décrit un risque de réorganisation, pas une liste de magasins condamnés.

Des discussions sont déjà engagées avec Grand Frais pour céder une trentaine de magasins. Parallèlement, la vente des sept casinos détenus par GiFi au groupe allemand Merkur est négociée pour le premier trimestre 2027. Son montant, estimé à quelques dizaines de millions d’euros, ne suffirait pas à couvrir la dette du groupe. Ces négociations accompagnent donc la recherche de solutions financières, sans régler à elles seules les difficultés de l’enseigne.

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